Blog

L’importance du mouvement chez le bébé

Un petit enfant en bonne santé se met spontanément en mouvement dès la naissance. Au départ, il s’agit de réflexes primitifs. Mais très vite, cela devient une succession de mouvements dans l’espace et le temps, qui va faire passer le bébé de la position horizontale à la posture verticale.

L’acquisition de la motricité est si naturelle chez ces petits que les étapes se succèdent sans que l’on en ait vraiment conscience, même si bien sûr, on prête attention au premier quatre pattes et surtout aux premiers pas. Pourtant, il existe une succession de mouvements et de déplacements déterminants pour l’évolution future de l’enfant.

Couché sur le dos, le bébé va petit à petit commencer à bouger ses jambes, (pédaler), ses bras, sa tête d’un côté et de l’autre. Malgré les modes qui se succèdent et sont changeantes concernant la position la plus sécurisée du bébé dans son lit, il est primordial de proposer au bébé d’expérimenter d’autres positions que le coucher sur le dos, afin qu’il développe sa musculature entière et sa capacité à se mouvoir seul plus tard. Il est essentiel de poser parfois son bébé sur le ventre, au début couché sur un adulte lui-même allongé, pour avoir la possibilité de guider sa tête quand il n’en a pas encore la force.

Cette position permettra au bébé de renforcer la musculature dans le haut de son dos, de bien soutenir sa tête, de pouvoir regarder à droite et à gauche. Cette force va l’amener à pouvoir se déplacer en rampant, puis à 4 pattes, et en « macaque » (mains et pieds marchant ensemble, les genoux non posés au sol).

Pourquoi ces déplacements sont-ils si importants pour le développement de l’enfant ? Un bébé qui se déplace sur les fesses, c’est drôle et mignon. Cependant, ce déplacement ne participe pas réellement au développement du système nerveux de l’enfant.

Ce sont ces 3 déplacements de reptation (ramper), marche à 4 pattes et macaque (marche sur pieds et mains) qui vont créer naturellement et de manière enracinée les connexions neurologiques indispensables au processus d’évolution (marcher, parler, penser). En effet, l’évolution motrice du petit enfant est une reproduction de la phylogénèse de l’être humain, comme le montre le dessin ci dessous.

 

Bien qu’une importante tonicité précoce chez un enfant s’avère être encouragée par la société en générale, les idées qui y sont associées sont fausses. En effet, un enfant qui semble pouvoir se tenir debout à 6 mois n’est pas pour autant prêt à apprendre à marcher et ne doit pas être poussé dans ce sens. Le processus qui permettra un bon développement de son système nerveux se fera naturellement en un certain temps, et rien ne sert de sauter des étapes. De la même manière, un enfant qui semble être sage et qu’on laisse alors constamment posé dans la même position ou dans un transat est en réalité souvent un enfant qui présente un tonus insuffisant. Dans ces deux cas, il faut agir dès la toute petite enfance.

Si l’enfant présente dès la naissance un problème de tonicité, la motricité libre n’est pas forcément la meilleure solution pour amener l’enfant à un équilibre. En effet, la stimulation pourrait être insuffisante ou trop importante. Il s’agit alors d’accompagner l’enfant, de le stimuler de façon à ce que le développement du système nerveux se fasse correctement.

Un enfant présentant un problème de motricité, ou un quelconque trouble de la parole, a probablement sauté une de ces étapes lors de son développement depuis la naissance. Cependant il existe des rééducations qui consistent à repasser par toutes ces étapes afin de rétablir les connexions neurologiques, car dans la plupart des cas, heureusement, ces troubles ne sont pas irréversibles.

Cécile Kostadinovski

at fringilla Donec elit. quis consectetur porta. eget Donec vel, nec